Sandchronique #10 : Le camping, pas que du bonheur

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Chronique  No 10 de , notre globetrotteuse avignonaise de 27 ans, qui a entrepris, il y a maintenant un an, de réaliser un tour du monde.

Vous retrouverez régulièrement les chroniques de Sandrine qui nous fait bénéficier de son expérience en fonction de son humeur, bonne ou mauvaise, mais toujours de façon pertinente.

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En immersion dans la nature, partir avec la tente reste le moyen plus simple et sympa de se balader. On en devient très facilement accro mais le super week-end peut vite tourner au cauchemar pour des broutilles. Et oui, comme toute bonne chose, il y a quelques inconvénients.

1. Les Insectes

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUn petit coin de paradis en pleine nature, forcément on se sent seul au monde et loin de toute civilisation mais détrompez-vous, vous n’êtes jamais seul. Certes, ils ne sont pas identiques et aussi gros que nous mais ils nous entourent bel et bien. Qui n’a jamais eu à faire aux fourmis (et il n’y a pas que les rouges qui tapent sur le système), araignées et jolis insectes en tout genre ? Ils ont une fâcheuse tendance à s’incruster en même temps que vous dans la tente, repérer en un rien de temps votre réserve de nourriture et la piller aussi vite…

Gardez toujours un répulsif dans le sac ou des habits à manche longue, pantalon et chaussure fermées.

Utilisez de préférence des sacs imperméables pour la nourriture (genre Ziploc) qui évite toute intrusion indésirable. J’ai laissé une fois un paquet de muesli ouvert en haut de mon sac à l’intérieur et le lendemain j’avais une colonie de fourmis, il m’a fallu 2 bonnes heures et tout sortir du sac pour m’en débarrasser, une autre fois des blattes avaient installé leur campement dans notre pain…

N’oubliez pas de vérifier l’intérieur de vos chaussures avant de les porter, les araignées, scorpions et autres adorent s’installer dedans à croire qu’ils n’ont aucun odorat…

N’oubliez pas de secouer l’intérieur et  l’extérieur de vos habit avant de les enfiler le matin.

S’il vous plait, quand vous partez camper, pensez que ce sont nous qui allons déranger les petites bêtes chez eux donc donnez leur une opportunité de s’enfuir, voir avec un peu d’aide avant de vous mettre à hurler et écraser tout ce qui bouge. Ces petits êtres n’ont pas fait 20 km ou plus pour venir s’installer chez vous alors un petit peu de pitié pour elles qui n’ont fait qu’explorer ce nouvel objet dans leur environnement.

2.  Pluie ou neige

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Tout le monde a organisé un campement qui est tombé à l’eau au sens propre. La pluie n’est pas une partie de plaisir et encore plus si vous n’avez pas de matériel adapté. Gardez toujours avec vous un kaway ou poncho quel que soit le temps. Se retrouver avec  toutes ses affaires mouillées devient vite un enfer. Elles deviennent moites, froides et ce qui est un simple élément naturel vient saper le moral. Et s vous êtes partisans de réchaud à bois ou feu de bois, il est mieux de garder une petite poignée de bois au chaud dans votre sac, ça pèse rien et comme ça vous êtes sur de manger chaud.

3. La météo trop chaude

Plus ennuyeux que la pluie, c’est  l’air chaud et ensoleillé. Dans ce cas là, la tente se transforme vite en four. La marche peut rapidement devenir dangereuse à cause de la déshydratation sans parler des coup de soleil qu’on ne ressent pas pendant la journée mais qui une fois le soleil couché deviennent un pur cauchemar…

Pour parer a ces problèmes, le meilleur remède reste la prévention telle que boire régulièrement sans attendre d’avoir soif (un corps qui a soif est déjà un signe de déshydratation), de porter un chapeau pour éviter les insolations (reconnaissables par un malaise général et des vomissements) et de la crème solaire pour les brûlures de notre cher ami le soleil.

4. Frais cachés

La nature sauvage, une aire de camping avec la tente au lieu de la commodité et le confort que vous pourriez avoir, on pense en prime économiser. Cependant, il faut tenir compte des frais “cachés” qui font vite grimper la note sans y faire attention. Par exemple, dans certains camping le prix est très alléchant mais une fois sur place on découvre que l’eau chaude est payante (expérience vécue dans un refuge où la minute d’eau chaude était 2€), les serviettes en option, le nombre de personnes en surplus du prix de la tente, le petit commerce du camping qui affiche des prix exorbitants. Parfois, même faire charger son téléphone est facturé. ça ne semble pas grand chose, 1€ par ci, 2 autres par la mais additionnés a la fin de la semaine de vacances ça fait mal au portefeuille.

Pour éviter ce genre de problèmes, le mieux est de se renseigner avant via internet ou de contacter directement le camping et leur poser des questions pour être sur des prestations fournies et celles “optionnelles”. Maintenant avec Trip Advisor, il est facile d’avoir le point de vue des autres personnes et de se faire une idée exacte du lieu.

5. Nuisances de voisinage

Certaines personnes préfèrent aller camper en solo, d’autres embarquent les amis .  Comme je l’ai mentionné en dessus, vous n’êtes pas seul dans la nature. Certes, il y a les animaux toujours en action, comme les oiseaux qui chantent au lever du jour mais ce qui m’ennuie le plus reste les ronflements des autres campeurs quand je suis chanceuse. J’ai eu a faire  à des bandes de fêtards qui n’avaient aucun respect pour les voisins, débarquaient avec la voiture dans la soirée et mettaient la musique a fond toute la nuit. Nous qui avions marché plus de 20 km dans la journée nous étions fatigués et autour de 2h du matin n’en pouvant plus, je suis allée leur demander gentillement de baisser le son (si si j’ai réussit a rester polie malgré de très grosses envies de meurtre) pour me faire envoyer bouler aussi sec car de toute façon ils font ça tout les WE et que ce n’est pas 4 touristes qui vont les en empêcher…

Il y a 2 solutions a ce genre de problème : bouger la tente au milieu de la nuit et là il faut vraiment être motivé ou avoir une paire de boule quiès dans le sac. Je n’en suis pas très fan mai parfois ça sauve une nuit! Il existe des bouchons en cire ou en mousse relavable, chacun son choix.

6. Casse-tête toilettes

pqCamper dans la nature implique pas ou très peu de toilettes. Celles des campings, mise à part au moment ou le ménage vient d’être fait sont très rarement propres… ou n’ai-je pas fréquenté les bons campings. Je n’ai jamais compris les gens qui ne sont pas capable de faire leur affaire dans le trou comme tout le monde. Bref, il reste la solution en pleine nature. Dans ce cas la, faire un trou et enterrer sa crotte est un chouia extrême mais la recouvrir avec des feuilles, gravier ou terre est plus sympa, car vous n’êtes jamais les seuls à suivre le même sentier et se trouver nez à nez avec le popo d’un autre n’est jamais une partie de plaisir. Et le plus important : ramassez votre papier toilette ou lingette ! Ça prend 3 secondes de les mettre dans un sac poubelle sur le coté du sac et de les jeter  au prochain point poubelle. Certes, c’est biodégradable mais se balader sur des sentiers balisés par le PQ, ça enlève tout le charme. Il reste l’option la plus écolo qui consiste à utiliser des feuilles d’arbre ou arbuste pour s’essuyer.

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Sandrine

Je suis une jeune infirmière de 27 ans qui est partie à la découverte du monde un matin du 4 juin 2011. Le trip? Le faire en marchant et en prenant mon temps pour m'insérer dans la vie locale des pays traversés. Je n'ai aucun itinéraire précis ni de date de retour. Le voyage avance en fonction de mes envies et des rencontres. Comme le dit Lao Tzu : "un bon voyageur n'a pas de plan fixe et pas l'intention d'arriver". Après la traversée de l'Europe à pieds, me voici partie à la rencontre de l'Amérique du sud en voilier avec en bonus un arrêt aux Caraïbes.
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commentaires

  • Bertrand@Lebraquetdelaliberte

    Je n’ouvre la tente qu’au moment d’y entrer pour éviter les intrusions et le matin je secoue systématique mes chaussures. Je me suis fait piquer par une guêpe petit en enfilant une chaussure, j’ai retenu la leçon 😉

    Je n’ai eu qu’un soucis avec les insectes, des fourmis avaient réussi à me manger le sol de la tente, c’était pourtant du tissus 40D ! Et la même nuit un rongeur s’occupait de ma sacoche (je voyage à vélo).

    La pluie : 11 jours consécutifs en Écosse. Tu as d’avantage l’impression d’être en stage commando qu’en voyage.

    Les nuits par fortes chaleurs s’apparentent à des séances de sauna, sans douche derrière…

    Ce n’est pas facile tous les jours, mais la sensation de liberté est si forte que j’en oublie les inconvénients 😉

    • Merci Bertrand pour ton commentaire à la chronique de Sandrine. Tu as complètement raison. Quand on fait du camping, surtout s’il est sauvage, c’est qu’on aime ce mode de vie, un peu précaire, un peu rude. Et tout ces petits à-côtés vont effectivement avec !

    • Sandrine

      idem ^^ tout ces petits désagréments te font encore plus profiter des bons momments!

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