Erhard LORETAN

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Source : leTemps.ch

était un grand alpiniste , et guide de haute montagne, né le 28 avril 1959, et décédé le 28 avril 2011, le jour de ses 52 ans.

Il est le troisième alpiniste au monde à avoir gravi les 14 sommets de plus de huit mille mètres d’altitude, après Reinhold Messner et Jerzy Kukuczka. Pour 10 d’entre elles, ces ascensions ont été faites sans oxygène et dans un style alpin, très léger et rapide.

Il trouve la mort le jour de son 52ème anniversaire, lors d’une course sur le Grünhorn dans le canton du Valais en . Xenia Minder, la femme qui l’accompagne ce jour-là, déclare  être responsable de l’accident, sa chute sur une plaque de glace ayant entrainé la cordée.

Retour sur le parcours incroyable et la vie de ce célèbre grimpeur d’exception.

Son enfance :

Elle se passe dans le canton de Fribourg en , il trouve très tôt sa voie et sa passion pour l’, il sait déjà à l’âge de 8 ans qu’il deviendra guide de haute montagne, notamment grâce à sa série préférée “premier de cordée”.

A dix ans, un grave accident de gymnastique manque de le laisser handicapé à vie.

Son premier sommet, il le gravit à l’âge de 11 ans seulement, avec son voisin Michel Guidotti, il s’agit de La Dent de Broc qui culmine à 1 829 m dans les pré-alpes suisses.

C’est à partir de là qu’il est initié à la vie en altitude et aux grandes courses grâce à son cousin guide de montagne, qui l’embauche dans son refuge situé à 2500m.

L’élève dépasse rapidement le maître, et Erhard n’a que 16 ans lorsqu’il réussit sa première ascension en solitaire, le Gross Turm à 2123 mètres d’altitude.

Il débute ensuite une formation pour devenir ébéniste, mais arrête au bout de deux ans pour revenir à son premier amour, la montagne.

C’est à vingt ans qu’il décroche son diplôme de Guide de Haute Montagne.

Sa carrière :

Il enchaîne les rencontres, comme et André Georges, ainsi que les exploits sportifs.

Outre les 14 plus hauts sommets du monde de plus de 8000 mètres, il réussit en 1985 avec son ami l’ascension de la face est du Mont Dhaulagiri, dans la chaîne himalayenne, un sommet de 8 167 m d’altitude, mais le tout en condition hivernale (!), une première donc dans le milieu de l’.

En février 1986, avec André Georges, il se lance ensuite dans l’enchaînement hivernal de 38 sommets dans les Alpes Valaisannes : la “couronne impériale”. Le but est d’enchaîner 140 kms d’arête ininterrompue sur 30 sommets de plus de 4000 m, pour 25 000 m de dénivellation !

Ils gravissent cinq sommets de quatre mille mètres durant la première journée de cette expédition, qui aura duré en tout 3 semaines durant lesquelles ils ne seront jamais descendus en dessous de 3000 m.

Loretan, Troillet et Béghin entament la face nord du plus haut sommet de la planète le 29 août 1986. Ils partent légers : « pas de tente, pas de sac de couchage, mais une pelle à neige pour s’enterrer, un sursac, un réchaud, quelques barres d’« Ovosport » pour tout combustible humain », ainsi qu’une gourde d’un demi-litre d’eau dans la poche. Ils brassent la neige jusqu’au genoux et se relaient tous les quarts d’heure. En dix heures, ils couvrent un dénivelé de 2000 mètres. À 7 900 m, ils bivouaquent pour se reposer et déposent  tout ce qui pourrait les freiner dans les derniers mille mètres d’ascension. Peu après leur départ, Béghin abandonne et retourne à l’igloo.

Loretan & Troillet atteignent le sommet à quatorze heures trente et restent alors une heure et demie sur le toit du monde. La descente se transforme alors en une vertigineuse glissade sur les fesse (!) et ils ne mettent que 3 heures pour redescendre jusqu’au camp de base avancé.

Soit un record de quarante-trois heures aller-retour pour l’ascension de l’ !

Source : http://consciencesansobjet.blogspot.fr

Enfin, a également fait parlé de lui pour avoir causé accidentellement la mort de son bébé, en le secouant trop fort pour essayer de le calmer ( le syndrome du bébé secoué : SBS ).

Pour cette raison, le 12 février 2003, il est condamné à 4 mois de prison avec sursis.

Il est également l’auteur de deux ouvrages :

– Les 8000 rugissants, éditions La Sarine, Fribourg, 1996.
Himalaya, regards, 1997

Erhard, comme beaucoup d’alpinistes, est mort de sa passion dévorante pour la montagne, et a vécu sa vie comme il l’avait toujours rêvé, en grimpant.

Sources textes : Wikipédia & Consciencesansobjet.blogspot.fr

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