Arctic Solar : Première expédition solaire polaire par Anne Quéméré

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UNE EXPÉDITION HORS DU COMMUN POUR UNE NAVIGATRICE HORS NORMES

Née et vivant en Bretagne, est une vraie passionnée de la mer. En 2002, la navigatrice a entrepris sa première traversée de l’Atlantique à l’aviron en solitaire et sans assistance : un prélude à des expéditions toujours plus exceptionnelles, à l’image de sa traversée du Pacifique en kiteboat en 2011.

Depuis quelques années, c’est un nouveau projet, encore plus ambitieux et répondant au nom d’Arctic Solar by Icade qui occupait l’esprit de cette aventurière : franchir le mythique Passage du Nord-Ouest, sur un bateau propulsé à l’énergie solaire.

Le rêve devient enfin réalité : à l’été 2018, le bateau d’, baptisé « Icade », quittera le port de Tuktoyaktuk, sur les rives de la mer de Beaufort dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, pour rejoindre Pond Inlet, au nord-est du pays. Un parcours d’environ 3500 kilomètres (2000 milles nautiques) au cœur d’un milieu exigeant tant au niveau de l’environnement que de la navigation.

3 QUESTIONS À

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Comment est née l’expédition Arctic Solar by Icade ?

Ce projet est né de ma rencontre avec Raphaël Domjan, initiateur d’un premier tour du monde en bateau solaire à bord du Planet Solar et de l’existence d’un prototype avec lequel j’avais traversé le Pacifique en kite en 2011. Après quelques avis experts, il a été décidé de modifier ce bateau pour le transformer en une sorte de laboratoire solaire. Repartir pour une expédition innovante et affronter à nouveau le légendaire Passage du Nord-Ouest ont été de parfaits moteurs pour concrétiser ce rêve.

Quels messages souhaitez-vous faire passer avec Arctic Solar by Icade ?

J’aimerais pouvoir mettre en lumière cet univers exigeant et complexe qui aujourd’hui fait face à des bouleversements climatiques qu’on ne peut plus nier et raconter au fil de l’eau un monde qui reste globalement méconnu de la plupart d’entre nous. J’ai espoir que, seule à bord de ma petite embarcation, les échanges lors de mes escales se feront plus aisément. Enfin, grâce aux photos et vidéos réalisées au cours de l’expédition, j’ai envie de témoigner de la beauté de ces contrées singulières qui nous paraissent si loin, et dont la fragilité mérite que l’on se mobilise pour les préserver.

Comment envisage-t-on un voyage dans des conditions climatiques aussi extrêmes ?

Je vais me préparer très minutieusement, en multipliant les entraînements pour maîtriser parfaitement à la fois le bateau mais aussi sa consommation d’énergie. Il faut savoir qu’à partir de septembre, la nuit polaire s’installe et donc impossible de charger les panneaux solaires : c’est pour cela que le départ s’effectuera aux alentours de fin juin 2018, en fonction des glaces, avec une arrivée estimée en septembre. Il y a environ 3000 km à parcourir donc il ne faut pas traîner !

UNE AVENTURIÈRE… ET UNE AUTEURE DE TALENT

Découvrez le troisième ouvrage d’. La navigatrice part sur les traces de « L’homme qui parle juste», un Breton de 25 ans au destin hors du commun, qui s’embarqua pour le continent nord-américain afin de rejoindre les territoires de l’Arctique. Anne Quéméré signe là son premier roman, paru le 28 février aux éditions Arthaud.

 

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