PASSAGE DU NORD-OUEST Á LA RAME : CHARLES HEDRICH A PARCOURU 400KM ET VIENT DE FRANCHIR LE DÉTROIT DE BELLOT

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Charles Hedrich_Ramer dans les glaces

Voici les dernières informations concernant la première mondiale qu’est en train de réaliser : le passage du Nord-Ouest à la rame en solo, 6000 km à parcourir à la force des bras.

Du 13 au 31 aout 2015, a parcouru 400 km sur les 1000 derniers km du passage du Nord-Ouest à la rame. Il vient de franchir le détroit de Bellot.

Considéré comme le n°1 du Sport Aventure, a commencé en 2003 après une carrière de chef d’entreprise. Depuis, les premières mondiales, les records et les compétitions de référence s’enchaînent, d’un Vendée Globe en pirate à la première traversée du désert d’Atacama en autonomie sans ravitaillement…

poursuit son défi arctique : le passage du Nord-Ouest à la rame en solo. 6000 km à parcourir dans les glaces du Grand Nord, du Détroit de Béring (Alaska) à la mer de Baffin, face au Groenland, à bord d’un rameur de 160 kg à vide. Une expédition engagée : météo imprévisible, risque de gros coups de vent, courants, vulnérabilité à bord d’un bateau si léger, état des glaces qui évoluent très vite, … sans oublier les ours polaires et les baleines.

En 130 jours d’expédition, a déjà parcouru 5000 km. Au programme cet été les 1000 derniers kilomètres pour réussir cette première mondiale. Un impératif : sortir du passage avant fin septembre. Après c’est l’inconnu, tout peut regeler jusqu’à l’été prochain.

Après 36 heures de mer difficiles, l’aventurier vient de passer avec succès le détroit de Bellot. Il lui reste environ 600 kilomètres pour arriver en mer de Baffin, face au Groenland. Le compte à rebours a démarré.

Charles Hedrich_Passage du Nord-Ouest à la rame (Copier)

Depuis le départ de Taloyoak, le 13 août dernier, lutte contre des vents de face. « C’est du délire d’un point de vue physique », nous a-t-il confié. Ramer contre les vents exige un effort intense et constant, semblable à celui qu’il avait dû fournir au printemps dernier lors de sa première en autonomie dans le désert d’Atacama. Même pour reprendre son souffle deux minutes, l’aventurier est obligé de se mettre à l’ancre s’il ne veut pas reculer. « Mais bon, le résultat c’est que les kilomètres se font donc tout va bien », a-t-il ajouté.

L’été arctique touche à sa fin. Le soleil 24h/24h laisse place à quelques heures de nuit quotidiennes et les premières températures négatives arrivent. Pourtant, c’est un coup de chaud que a eu il y a quelques jours. Alors qu’il était à l’ancre, proche de la côte, en train de photographier une ourse et son petit, un gros mâle a surgi et a immédiatement plongé dans sa direction. Son fusil n’étant pas à portée de main, il a sauté sur ses rames pour fuir le plus vite possible à la force des bras. Au bout de plusieurs mètres, l’ours polaire a heureusement abandonné.

Charles Hedrich_vue du bateau (Copier)

poursuit sa progression. En fin de semaine, il a dû faire un choix : s’engager dans le détroit de Bellot avec des vents de face ou attendre une meilleure fenêtre météo. L’aventurier a décidé de tenter sa chance. La progression fut difficile : gérer les courants qui changeaient de direction, en s’accrochant aux falaises quand ils étaient défavorables, et les rapides aux alentours de 16 km/h en pleine mer qui ont transformé le bateau à rames en toupie. Après 36 heures, c’est avec succès que a franchi le détroit. Hier, il avait atteint 71°59N 94°03W.

Première Mondiale à suivre de près…

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Fondateur du site Un Monde d'Aventures, je suis un passionné des grands espaces sauvages et des mondes polaires. J'ai réalisé plusieurs raids autonomes au Groenland et en Laponie. J'aime partager ma passion à travers ce site. Voir tous les articles écrits par François - En savoir plus sur François

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