L’Allée des glaces – Expédition sur la côte Nord Est du Groenland


L’Allée des glaces est un film documentaire de Frédéric Jouve
Il retrace une expédition sur la côte Nord-Est du GROENLAND.
Cette aventure de 26 jours et de 2200 milles s’est déroulée à bord du « « , un voilier de 25 mètres, skippé par Olivier Pitras.
Le bateau est parti du (Kjeser Franz Joseph Fjord), a rejoint le Groenland (Ittoqqotoormiit) puis est revenu à ().
Le film sort bientôt en DVD.

L’allée des glaces a fait parti de la sélection officielle des festivals suivants :

- Les « Voiles polaires » (Paris, 11 décembre 2011)
- Festival International du Film polaire (Lyon, 21 et 22 janvier 2012)
Festival international de l’image sous marine et de l’aventure Méditérranéa (Antibes, 29 mars – 1er avril 2012)

Explication de l’éditeur :

Un film documentaire de Frédéric Jouve pour KissTheSea Productions, Theorem et Jokebox http://www.kissthesea.com/m-25-l-allee-des-glaces.html

Description
Bienvenue dans l’extrême frontière navigable du Groenland.Le navigateur polaire – premier français à avoir effectué le passage du Nord-Ouest à la Voile – rêve de découvrir la côte Nord Est du Groenland classée plus grand parc national du monde depuis 1974.
N’ayant encore jamais navigué dans ces parages, l’enthousiasme de la découverte est immense. Pour cette aventure, il embarque sur son voilier de 25 mètres, le « », un équipage de 13 personnes.

Avant d’atteindre ces côtes aux cartes approximatives il faudra traverser le détroit de Fram, qui sépare le du Groenland, puis affronter le danger des ceintures successives de banquises dérivantes. 200 kilomètres et 51 heures d’attente seront nécessaires pour trouver « l’Allée des Glaces ».
Le skipper engage alors son bateau dans un réseau de fjords au cœur de montagnes majestueuses et époustouflantes de beauté. Néanmoins, un tel spectacle ne sera offert à l’équipage que 24 h : en effet, le dernier bulletin météo et la carte des glaces est sans appel. Il est impossible de pousser plus loin : le vent du Nord accélérant fortement la dérive de la banquise, cette dernière de refermer le « David Sund », la seule et unique porte de sortie du « ». La menace d’un hivernage de 11 mois, durant le long hiver arctique, contraint l’équipage à quitter la zone dans les meilleurs délais. La course contre la montre commence mais, même si les chances de passer sont réelles, rien n’est joué.
L’expédition réussit toutefois à échapper à la glace et trouve refuge pour se protéger du mauvais temps à Ittoqqotoormiit, le village inuit le plus isolé du Groenland, situé dans la baie du Scorebysund. C’est l’occasion pour les équipiers du de rendre visite à ses habitants et de faire découvrir aux enfants du village le bateau.
Surtout, cette étape permet de réunir les vivres et le matériel nécessaires à la traversée du retour qui s’annonce difficile.
En effet un deuxième coup de vent s’annonce et le service Danois des glaces annonce la fermeture prochaine du Scorebysund : la nouvelle menace d’un hivernage frappe de nouveau l’équipage. Mais cette fois ci, pour échapper aux dangereuses mâchoires de la banquise, le voilier polaire doit mettre le cap au large afin d’affronter loin des glaces les vents furieux de deux ouragans ayant causé d’énormes dégâts aux Etats-Unis : les tempêtes Irena et Katia. L’option salutaire du skipper de passer au beau milieu de la première, permettra fort heureusement au et à son équipage de trouver refuge 6 jours plus tard dans le sublime archipel des Lofoten, sans avoir eu à subir les assauts meurtriers de la seconde.

A NOTER

Cette région est totalement vierge. Ceux qui l’ont parcourus en voilier se comptent sur les doigts de la main. Les fjords encaissés qui découpent la côte en fines dentelles de falaises abruptes comptent parmi les plus isolés et sauvages de la planète. L’équipage embarqué dans cette aventure défriche un terrain encore plus mystérieux que le passage du Nord-Ouest ou la péninsule Antarctique. «» est le seul voilier de la saison à avoir atteint cette latitude.

Chaque année la limite change et il est parfois possible de pousser bien plus haut mais 2011 détient le deuxième record après 2007 du minimum de banquise polaire en été. Les champs de glaces de l’Océan Glacial en fondant se morcèlent, s’affinent et dérivent plus facilement vers le sud, emportés par le courant froid du Groenland. Ainsi l’englacement de la côte Nord Est du Groenland est un indicateur puissant du changement climatique qui affecte actuellement notre planète.

François est un passionné des grands espaces sauvages et des mondes polaires. Il a réalisé plusieurs raids autonomes au Groenland et en Laponie. Il aime partager sa passion à travers ce site.
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